Dimanche 28 février 2010
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Jean-Luc Bennahmias, député européen du Mouvement Démocrate, rédige sur le blog du "Nouvel Observateur" une chronique
régulière sur l'actualité politique.
"La provocation, quand elle est travaillée et qu'elle est voulue, n'a pas
grand intérêt !
À ce petit jeu, M. Allègre, détiendrait-il comme M. Nicolin et M. Frêche, tous trois du Département de
l'Hérault, une tendance aiguë à la provocation ?
Car, (on peut le regretter) mais c'est de cette partition, que Claude Allègre a choisi de jouer, en
sabordant d'un revers de main les aspects androïdes du changement climatique qui avaient mis si longtemps à émerger dans les consciences collectives.
Comment peut-on affirmer de manière aussi abrupte que, depuis le début de l’industrialisation, l’activité humaine ne participe pas à l’augmentation de la
température ?
Que celle-ci est, en outre, de nature à provoquer d’énormes déséquilibres ?
Pour autant, et bien évidemment, dire que les gaz à effets de serre constituent le seul enjeu environnemental relève de la litote: la famine, la pollution des
fleuves et de la mer, la question des déchets ménagers comme des substances radioactives civiles et militaires sont autant d’éléments qui, remis dans leur globalité forme un tout solidaire. Jouer
d’un seul instrument, peut donc rendre la mélodie simpliste, certes, et à ce niveau le recadrage de Claude Allègre peut paraitre opportun. Mais, venir délégitimer le GIEC de manière si violente
n’est pas digne de ce géophysicien reconnu. 5000 scientifiques qui travaillent collectivement sur le même sujet, n’est-ce pas un exemple à suivre pour les autres problématiques ! Certains de ses
scientifiques, de différentes cultures d’ailleurs, peuvent se tromper parfois (comme sur les prévisions réalisées sur l’Himalaya) mais ils corrigent! Et c’est là tout le sens de leur mérite! Ceci
est sain et loin, très loin de l’aveuglement dénoncé par M. Allègre !
Je saisis pour ma part l’occasion pour soutenir ce collectif de chercheurs et encourage celui-ci à renforcer les réflexions quant aux réponses à apporter au
quotidien.
Dans ce flux permanent de réactions aux réactions, il n’y a pourtant pas que sur le changement climatique que le débat s’agite…et dérape !
À quelques semaines des régionales, une telle dirigerait la Région Poitou-Charentes comme sous la Werhmart, un autre assurerait la gestion de son Conseil Régional
comme un fasciste mussolinien ! Disons le tout net, ce n’est pas au niveau!
Est-il besoin d’en rajouter et de devenir, dans ce cadre là, aussi grossier que M. Frêche ?
Cela ne fait qu’augmenter le score de ce dernier. Et au départ, me semble-t-il, ce n’était pas le but recherché !"