Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 22:15

Le MoDem 73 a rejoint lesdémocrates.fr

 

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Par MoDem Savoie
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 20:55

François Bayrou était l'invité de Patrick Cohen, dans la matinale de France Inter, mardi 8 novembre. Le leader centriste a regretté "le plan déséquilibré du gouvernement, qui ne demande pas assez d'efforts aux plus favorisés", tandis que François Hollande de son côté persiste dans ses "promesses irréalisables".

 

"Nous avons aujourd'hui la révélation de ce qui était nié depuis longtemps : la situation de la France est bien plus grave que ce qu'on nous a raconté", a estimé François Bayrou. "Il y a des années et des mois qu'on nous menait en bateau, en nous disant que tout allait bien, qu'on était vertueux. Aujourd'hui c'est l'heure de vérité". 

 

Commentant le plan de réduction des déficits, présenté lundi par François Fillon, le député des Pyrénées-Atlantiques a jugé qu'il représentait "un revirement du gouvernement, notamment sur la TVA dans la restauration". Il a déploré des mesures "déséquilibrées", au travers desquelles "on demande des efforts aux classes moyennes, aux familles, à ceux dont les revenus sont les plus bas et qui ont le plus de mal pour boucler les fins de mois. Symétriquement, on ne demande aucun effort à ceux qui sont les plus avantagés, dont les revenus sont les plus hauts", a-t-il analysé. "Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement s'obstine à ne pas porter la tranche de l'impôt sur le revenu de ceux qui sont les plus aisés, à un taux qui montrerait que l'on demande des efforts à tout le monde dans le pays", a-t-il poursuivi. 


"Qu'a-t-on annoncé hier ? Que la revalorisation des allocations familiales ne suivrait plus la hausse du coût de la vie. S'il y a une prestation dans le pays, depuis longtemps dans notre contrat national et social, qu'il faudrait préserver, ce sont les allocations familiales ! Au début ce sera peu, mais quelques mois après ce sera beaucoup", a-t-il prévenu. 

 

"Il manque toujours un plan d'ensemble, qui revalorise un certain nombre de ressources de l'Etat, dont la TVA. Je demanderai un effort particulier sur l'impôt sur le revenu à ceux qui peuvent le plus", a détaillé François Bayrou. Pour lui, "la réforme des retraites reste à faire". La formule la plus adaptée étant "la retraite par points, qui permettra de trouver un équilibre de long terme entre le financement et les choix de vie personnels", qui figurait déjà dans son programme de la présidentielle de 2007. "Ceci sera inévitable, quel que soit le vainqueur de la présidentielle", a-t-il insisté. 

 

Ce plan est aussi indisociable "d'une reconquête de la production". Car "c'est parce qu'on ne produit plus, que nous nous retrouvons dans une situation si grave en matière de dette, de pouvoir d'achat, d'emploi", a-t-il analysé. "Il faudra donc un rééquilibrage des finances publiques, mais également un soutien à toutes les filières de production, porté par une majorité nouvelle, d'union nationale même si ce mot n'est pas très bon car il part du principe qu'on met autour de la table des gens en désaccord, car celle-ci est indispensable quand un pays est en crise profonde", a-t-il porté. "C'est tout l'engagement de ma vie citoyenne, de ma vie civique", a ajouté avec conviction le président du Mouvement Démocrate. 

 

Il a par ailleurs critiqué les réponses du PS face à la crise, jugeant notamment "irréalisables" les promesses d'embaucher massivement des enseignants et de recourir aux emplois jeunes. 

 

Invité à commenter la Une du journal Le Point, qui le présente comme "l'emmerdeur", François Bayrou a souligné avec humour qu'il "faut être emmerdeur, et qu'il n'y en a même pas assez, pour empêcher certains de danser en rond et d'aller vers la catastrophe", invitant Patrick Cohen a lire également le surtitre : "Celui qui avait prédit la crise de la dette".

Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 20:54

Rochefort 1Robert Rochefort, député européen et responsable de l'économie au sein du Shadow cabinet, s'est exprimé sur le plan de rigueur présenté par le gouvernement et la crise de l'euro, lundi 7 novembre dans l'émission "Mots croisés", sur France 2.

 

"Le plan de rigueur présenté par François Fillon est un ‘tour de vis’ injuste, inefficace et insuffisant. Dans ce plan il n'y a rien qui favorise la compétitivité. Au contraire : il dégrade nos capacités économiques ! Le gouvernement n'a même pas consulté les partenaires sociaux. Il aurait été décent, équitable et juste, de créer une ou deux tranches supplémentaires d'impôt sur le revenu pour demander aux plus aisés un effort supplémentaire", a analysé le député européen. "Il faut aussi se poser sans tabou la question de l'augmentation de la TVA, mais sous une forme qui permette de réduire les charges sociales et de lutter contre les délocalisations," a t-il annoncé. 

 

Interrogé sur la réforme des retraites, le vice-président du Mouvement Démocrate a jugé "qu'elle avait au moins le mérite de permettre aux citoyens de savoir où ils allaient". "Aujourd'hui, on la change, on augmente la durée de cotisation plus vite que ne progresse l'espérance de vie, comment voulez-vous que les Français s'y retrouve et que les jeunes retrouvent confiance ?", a-t-il réagi avec vigueur. "Garder les séniors dans les entreprises est en contradiction avec une réforme précipitée. Le gouvernement disait que le financement des retraites était réglée... on voit que c'est faux. Il faut dire la vérité aux Français: il sera très difficile de revenir sur le passage de 60 à 62 ans", a-t-il insisté. "François Bayrou a toujours été très opposé à la deuxième mesure d'âge : le taux plein de retraite à 67 ans. Nous proposons depuis longtemps un système de retraite par point, pour qu'il n'y ait pas d'année de cotisation perdue. Toutes les années de cotisation doivent être prises en compte", a-t-il insisté. 

 

"Dans une période de crise il ne serait pas indécent de réduire le salaire des ministres et du Président", a poursuivi Robert Rochefort. "Les dépenses de santé vont baisser l'année prochaine, il est important de le souligner. Dorénavant, on maintient les salaires des ministres alors qu'on réduit les dépenses de santé ! Vous savez bien que les salaires des dirigeants ont explosé de manière déraisonnable. Il faut que les grands leaders le disent avec plus de force", a t-il conclu.

Par MoDem Savoie - Publié dans : Robert Rochefort
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Dimanche 6 novembre 2011 7 06 /11 /Nov /2011 19:17

goulard-peInterviewée par le journal La Croix, Sylvie Goulard, députée européenne de la circonscription Ouest, a estimé que "l'annonce du référendum grec était l'illustration de la dérive des institutions européennes", mercredi 2 novembre.

La Croix : Peut-on comparer le futur référendum grec à d’autres consultations nationales sur l’Europe qui ont eu lieu par le passé ? 

Sylvie Goulard : Non, car rien n’est comparable à la violence de la crise qui secoue la Grèce. C’est une situation totalement inédite avec un pays qui, contrairement à d’autres États aidés, comme l’Irlande ou le Portugal, n’a pas vu l’opposition jouer l’union nationale. Ces partis appartiennent pourtant au Parti populaire européen (PPE), tout comme ceux de Nicolas Sarkozy ou d’Angela Merkel. Surtout, la décision du premier ministre Georges Papandréou est en quelque sorte le point culminant d’un désastre annoncé. C’est l’illustration du manque de démocratie d’une Europe qui privilégie aujourd’hui la juxtaposition de politiques nationales et la coopération intergouvernementale mais qui ne se fonde pas sur des institutions supranationales. 

Le Conseil européen n’est-il pas une institution supranationale ? 

S. G. : On ne peut pas prendre des décisions essentielles pour l’économie des pays du sud de l’Europe, on ne peut résoudre la question des rapports entre les États du nord et du sud de l’Europe sans trouver un chemin commun qui reçoive l’aval des députés du Parlement européen. Ces derniers sont les seuls représentants des 27 qui soient légitimement élus, majorité comme opposition, par les peuples de leurs États respectifs. Ils auraient pu ainsi jouer le rôle d’ambassadeur dans leurs pays, expliquer les règles du jeu... Or, à aucun moment depuis le début de la crise grecque, nous n’avons pu assister à un véritable débat au- delà des frontières sur ce qui est bon pour l’Union européenne. Le Parlement a été mis à l’écart de décisions pourtant décisives et le Conseil européen a pris ses dispositions à huis clos, sans expliquer par exemple pourquoi, du jour au lendemain, la Grèce n’a plus été considérée comme pouvant rembourser sa dette. 

Vous estimez que cela est de nature à radicaliser les opinions publiques ? 

S. G. : Bien sûr. Même si ses gouvernements ont commis de graves erreurs, la société grecque est redoutablement frappée par les conséquences. Il n’est pas étonnant de voir son hostilité envers les représentants de Bruxelles dont les décisions sont prises comme des diktats puisqu’il n’y a pas de transparence sur les règles du jeu européen. De même, l’ironie de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel sur l’économie italienne lors d’une récente conférence de presse a provoqué une grande colère chez nos voisins transalpins. On est en train de radicaliser les opinions publiques les unes contre les autres, d’autant qu’au sein du Conseil européen, les pays les plus riches semblent mener le jeu. Il faut créer d’urgence les outils de demain sous peine d’être débordés par la montée des antagonismes nationaux. 

Quels outils par exemple ? 

S. G. : Regardez ce qui s’est passé depuis juillet quand pour la première fois on a admis l’idée d’une décote de la dette grecque. On a laissé les Parlements nationaux prendre leur temps pour trancher la question alors que tous auraient pu être consultés à la même date et en même temps que le Parlement européen. Cela aurait facilité une conscience commune des problèmes. La prétention du Conseil européen à gérer seul la crise, dans l’opacité, en favorisant le cloisonnement des nations au détriment de l’intérêt supérieur, commun, est en train de « plomber » l’euro et l’Europe. Il faut changer d’urgence les méthodes de gouvernance de la crise ; c’est possible dans le cadre des traités existants. 

Par MoDem Savoie - Publié dans : Sylvie Goulard
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 19:15

Bayrou dialogueFrançois Bayrou a estimé que si le référendum grec portait sur l'euro, celui-ci ferait figure "d'épreuve de vérité, où tout le monde constatera quelle catastrophe entrainerait une sortie de l'euro", jeudi 3 novembre, sur France 2.

Invité de l'émission les 4 Vérités, le président du Mouvement Démocrate s'est consacré aux questions européennes et plus particulièrement à la crise de la zone euro. 

"Je comprends la fermeté de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel à l'égard du premier ministre grec, mais je ne pense pas que le peuple grec la comprenne. Une chose est certaine : une sortie de la zone euro serait une catastrophe nucléaire. Tout d'un coup, votre dette déjà himalayenne serait multipliée par deux ou par trois. Le niveau de vie s'écroulerait. L'Argentine a rencontré ce drame : le niveau de vie a diminué de plus de cinquante pour cent en six mois et plus de la moitié de la population est passée au-dessous du seuil de pauvreté", a-t-il pointé. Il en serait de même pour la zone euro, car la Grèce n'est pas la seule concernée : il y a aussi l'Italie, l'Espagne, le Portugal et à terme la France. La dette de notre pays a une différence de degré, mais pas de nature", a alerté François Bayrou. 

Le leader centriste a rappelé son engagement de longue date pour la réduction des déficits publics. "Beaucoup de responsables publics et intellectuels ne voyaient pas en 2007 en quoi la dette pouvait être uni problème. Ils réalisent aujourd'hui la gravité de la situation. Le déficit et la dette sont une pente glissante sur laquelle, à partir d'un certain moment, les pays ne peuvent pas se rattraper. Ayons conscience que les pays peuvent eux aussi faire faillite, comme une famille, comme une entreprise. Et cette faillite, chaque fois ce sont les plus pauvres qui la paient", a-t-il analysé. 

Face à cet état d'urgence, "c'est un plan de long terme et non pas un enchainement de rustines, qu'il nous fait", a-t-il prôné. 

"Les médias présentent comme évident un duel PS-UMP à l'occasion de la prochaine présidentielle. Pour ma part, je suis convaincu que les Français vont se saisir du premier tour pour faire un vrai choix d'avenir pour le pays", a-t-il conclu.

Par MoDem Savoie - Publié dans : François Bayrou
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